Une évocation de Gaspard du Laurens, archevêque d’Arles (1603-1630)



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"Saint Césaire d'Arles"
Gaspard du Laurens

Gaspard du Laurens(14 septembre 1567 – 12 juillet 1630)

Il fut abbé de Sénanque, puis de Saint-Pierre de Vienne en 1597 et archevêque d'Arles de 1603 à 1630. Ses armes sont d'or, en laurier de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or. Sa nomination à Arles marque la fin du recrutement de nobles étrangers sur le siège de Césaire.
Apprécié par le peuple arlésien, il fait de son entrée solennelle dans la ville, retardée par sa participation aux états généraux du royaume (1606-1607), un véritable triomphe.
Archevêque d’Arles, il supporte également de nombreuses charges sur le plan national : il participe ainsi aux délibérations des États Généraux de 1606 et à l’assemblée nationale des notables convoquée par Louis XIII à Rouen en 1617. L’année suivante il est admis au sein des conseils royaux.
Malgré ces responsabilités, du Laurens n’oublie pas son rôle de pasteur.
Dans son diocèse, il multiple dès 1607 les visites paroissiales. Entre 1610 et 1630, près de 140 procès-verbaux témoignent de son passage dans les églises. Toutefois, il ne visite celles d’Arles qu’en 1627.
Il jouit d’une grande popularité auprès du peuple notamment après son comportement lors de la peste de 1629 qui emporte 900 arlésiens. Le 30 octobre 1622 dans la cathédrale de Saint-Trophime, l'archevêque accueille le roi Louis XIII, qui fait un don de 15 000 livres pour l'achèvement de l'église Sainte-Anne en face de Saint-Trophime.
Le combat principal de Gaspard du Laurens est la réforme des ordres religieux. La confrérie de Saint-Marc-de-la-Major est fermement invitée à échauffer et convier avec plus de zèle les fidèles à s’adonner à la dévotion. Il s’appuie essentiellement sur les ordres religieux, nouveaux ou réformés.
Dès son entrée en fonction, il impose le port de l’habit clérical aux chanoines. En 1608, les recollets plus respectueux de la règle franciscaine remplacent les observantins dans le couvent d’Arles. Ses efforts relayés par le conseil de la ville permettent l’établissement de nouvelles communautés : les oratoriens en 1609, les minimes en 1610, les augustins déchaussés en 1627 et visitandines en 1629. En 1624, les ursulines passent du statut de congrégées à celui de moniales cloîtrées. Les jésuites s’installent dans la cité en 1625 et se voient rapidement confier la direction du collège.
Avec les oratoriens, du Laurens entreprend la réforme du clergé séculier du diocèse. Des synodes diocésains sont organisés suivis par la publication de règlements disciplinaires pour les prêtres. Il diffuse le dogme tridentin et le droit canon par des conférences ecclésiastiques hebdomadaires qui rassemblent le clergé. Il réforme également l’administration de son diocèse. Mais aussi il fait tracer une nouvelle route à la sortie d’Arles entre Saint-Martin-de-Crau et Salon-de-Provence sur une longueur de quatre lieues, appelée Via Laurentia (chemin de Laurens), embellit la place royale d’Arles et reconstruit l’église paroissiale Saint-Martin.
Toutefois en dépit de tous ces efforts et de sa grande activité, du Laurens ne réussit pas totalement à réformer l’église d’Arles. L’état spirituel du diocèse, tel qu’il transparaît vers 1630 au travers des documents d’archives, reste très précaire, notamment en Camargue qui, après les troubles qui l’ont ravagée à la fin du XVIe siècle, se repeuple.

Il meurt le 12 juillet 1630 à Salon-de-Provence au château de l'Empéri, appartenant au domaine temporel des archevêques arlésiens.